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Développement des voies de communication

Développement des voies de communication

Les pistes et les ouvrages d’art constituent le réseau des voies de communication au Cameroun. Seuls quelques grands axes tels que celui appelé « axe lourd » reliant Douala à Yaoundé sont goudronnés.

La grande majorité des villages n’est encore accessible que par sentiers de marche ou par pistes dégradées au point de n’être plus carrossables.
 

L’absence de voies de communication empêche les échanges. Les villageois vivent en quelque sorte confinés dans leur localité, dans leurs coutumes, dans une vision limitée de l’existence et du monde. Ils sont privés de soins de santé accessibles, de scolarité.
 

Ils ont cependant des contacts occasionnels avec ceux qui ont « réussi » exceptionnellement pour ne pas dire « miraculeusement » à quitter les lieux et qui y retournent parce que l’Africain reste attaché à son village. Il arrive également qu’ils puissent être hospitalisés en ville ou qu’ils puissent se rendre ailleurs à une occasion rare.
 

Nombre de villageois sont en fait demandeurs d’aide afin que des pistes les désenclavent.
 

Développement des voies de communication

L’Abbé Emmanuel et les responsables techniques d’AFRIQUE FUTURE CAMEROUN reçoivent les demandes et en vérifient le bien-fondé.
 

Si les demandes de cofinancements sont accordées, (il est entendu qu’AFRIQUE FUTURE dispose des fonds nécessaires à sa quote-part), le chantier est engagé.
 

Les villageois préparent les agrégats : les femmes et les jeunes gens extraient le sable et le gravier des rivières, les hommes collectent et concassent les pierres. Le bûcheron du village, s’il existe, ou le bûcheron qui travaille habituellement pour AFRIQUE FUTURE, se rend en forêt pour abattre les arbres et scier les planches sur place, à main levée. Le résultat est surprenant de précision.
 

Les équipes de villageois bénévoles (ouvriers non spécialisés ou professionnels) se forment pour contribuer en main-d’œuvre à la construction des pistes et des ouvrages d’art. Cette contribution constitue la part appelée « contribution locale » dans le budget du dossier de cofinancement.
 

AFRIQUE FUTURE CAMEROUN organise et gère les travaux, procure l’assistance technique, achète et achemine les matériaux tels que le ciment et les fers, se charge de l’administration du dossier de cofinancement.
 

Des ouvriers non qualifiés profitent de l’aubaine du chantier pour se former aux métiers de ferrailleur, de maçon, de charpentier … de sorte qu’une équipe très compétente, spécialisée en constructions d’ouvrages d’art, s’est constituée au sein de l’association.
 

Les ouvrages d’art sont des ponts « définitifs » ou des busages en béton lorsqu’il s’agit de passages marécageux.
 

Les pistes nécessitent l’intervention de matériel lourd tels que des bulldozer, des pelleteuses, des niveleuses qui sont loués à la journée. L’enrobage est constitué de latérite disponible au Cameroun.
 

Une grande fête clôt le chantier. Une messe est célébrée sur le pont, l’assistance danse sa joie, chante sa gratitude, jubile en envisageant tous les changements de vie rendus possibles.

Développement des voies de communication